Institut belge de sexoanalyse

Formation pour sexologues cliniciens


Créée au début des années ’80 par Claude Crépault, Professeur titulaire au département de sexologie de l’UQAM, Université du Québec à Montréal, la sexoanalyse est à la fois une théorie du développement sexuel et une approche thérapeutique des désordres sexuels d’origine intrapsychique.

Le sexoanalyste tente de retracer les différentes failles dans le processus d’individuation sexuelle du patient. Il est amené à comprendre comment le patient s’est construit dans sa masculinité, sa féminité et son rapport à l’autre sexe, et les désordres sexuels pouvant en découler.

Dans la théorie sexoanalytique, la sexualité est vue, non pas comme une force pulsionnelle, mais essentiellement comme un construit psychoaffectif. Cela veut dire que la sexualité prend forme à partir de la signification intrapsychique consciente et inconsciente présente chez un individu. La sexoanalyse suppose l’existence d’un inconscient sexuel régi par ses propres lois et pouvant être décodé par l’analyse minutieuse des fantasmes et des rêves.

 

En tant que modèle thérapeutique, la sexoanalyse a pour objectif le rétablissement d’une sexualité fonctionnelle et intégrée. Par cette approche thérapeutique à moyen terme (càd de 25 à 100 séances), la personne est amenée à « réfléchir de l’intérieur » – soutenue par le sexoanalyste- sur la genèse et les significations de son désordre sexuel, à explorer les bénéfices et les anxiétés – sexuelles et non sexuelles – qui contribuent à son maintien. Pour ce faire, l’imaginaire érotique est utilisé comme matériel d’analyse mais aussi, par la suite, de correction afin de surmonter les anxiétés à la base du problème et enfin apprivoiser le réel par la dissolution progressive des anxiétés de surface.

La sexoanalyse est enseignée depuis 1983 à l’Université du Québec à Montréal dans le cadre du programme de maîtrise en sexologie clinique.




 

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